Cheffe du Gouvernement, Mme Sarah Zafrani Zanzari, a présidé un conseil ministériel restreint consacré à l’examen des hypothèses relatives à l’utilisation de l’autoroute A1, reliant Hammam-Lif et M’saken, et de l’autoroute A2, reliant Tunis et Jelma, afin de prendre les décisions appropriées à cette fin.
⬅️ À l’ouverture de la session du Conseil, la Première ministre a souligné l’importance capitale de cette question, précisant qu’elle concerne non seulement l’attribution de concessions pour l’exploitation de plusieurs autoroutes, mais s’inscrit également dans une vision globale de la gestion saine d’un service public stratégique, garantissant sa pérennité et son efficacité, et renforçant ses retombées économiques et sociales, préservant ainsi les intérêts de l’État et favorisant l’utilisation optimale des investissements publics.
La Première ministre a également indiqué que le réseau autoroutier ouvert s’étend sur 743 km, exploité par la Société tunisienne des routes (STR), dont 567 km sont actuellement soumis à un péage. Elle a par ailleurs souligné que l’autoroute A2, reliant Tunis à Jelma, qui débute dans le gouvernorat de Ben Arous et traverse les gouvernorats de Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, est la plus longue autoroute jamais construite en Tunisie en une seule phase. Cette autoroute se distingue également, pour la première fois en Tunisie, par l’utilisation de technologies modernes et de techniques d’ingénierie de pointe dans sa structure routière, ses ponts et ses infrastructures connexes. Il s’agit d’un projet stratégique visant à renforcer la connectivité routière entre la capitale et les régions intérieures, contribuant ainsi à la croissance économique et favorisant le développement régional. C’est également l’un des plus importants mégaprojets, s’étendant sur 186 km et réalisé en 8 phases pour un coût total d’environ 1,7 milliard de dinars. Le projet a été officiellement lancé par Son Excellence le Président Kais Saied.
⬅️ Concernant l’exploitation des autoroutes, le Premier ministre a souligné la nécessité d’une approche intégrée fondée sur la protection et la préservation de ce service public, la rationalisation du coût de l’intervention de l’État et la recherche d’un équilibre entre les exigences financières et économiques et les considérations sociales. Cette approche doit également garantir l’utilisation et l’entretien efficaces des infrastructures ainsi que la saine gestion des investissements réalisés afin d’améliorer la performance de ce service et de servir l’intérêt public.
⬅️ Au cours de cette réunion, le ministre de l’Équipement et du Logement, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, M. Salah Zouari, a présenté les résultats de l’étude sur les concessions relatives à l’exploitation des autoroutes. Cette étude vise à identifier les différentes options possibles pour le fonctionnement des deux sections suivantes